Octobre 2020 : Un point sur la santé

Le paludisme : 1ère maladie à combattre
Des crues diluviennes se sont abattues sur la région début septembre. Beaucoup d’anciens disent qu’ils n’avaient jamais vu de telles précipitations. Les dégâts sur l’habitat traditionnel sont très importants. L’internat des collégiens à Tchintabaraden a été inondé et une fissure est apparue qu’il faudra réparer. Les inondations, la stagnation des eaux et la prolifération des moustiques ont favorisé la recrudescence du paludisme. Le Niger enregistre 2.500.000 cas, et cela touche surtout les enfants, les personnes fragiles et âgées. En termes de conséquences sociales, les populations pauvres comme les Wodaabe sont accablées par le prix des médicaments. Un traitement coûte 30€ et peut parfois servir à deux malades. A Tchintabaraden, l’hôpital est saturé, les malades reçoivent les soins même sur le trottoir. L’internat offre une alternative aux habitants de Tadist tombés malades et devient une sorte de dispensaire d’urgence où médecins et infirmières se déplacent pour des soins importants tels que la pose de perfusions. Jusqu’à douze personnes ont été accueillies pour des soins et parfois trois simultanément. 34 personnes de Tadist ont été infectées. Les besoins en nattes et en moustiquaires sont à pourvoir rapidement. L’internat est un lieu de vie sociale pour les familles, il évolue temporairement vers un appui fonctionnel aux infrastructures sanitaires locales.

Le covid-19 : des conséquences avant tout économiques
Au 12 octobre 2020, le Niger comptait 1201 cas confirmés de Covid-19 pour 69 décès. En comparaison et selon les sources officielles, le paludisme a tué lui en 2020 2 450 personnes soit 35 fois plus. La région semble passer à côté d’une contagion massive au covid-19.
Par contre, suite aux mesures prises par les autorités dans la lutte contre sa propagation, et notamment la fermeture des frontières avec les pays voisins, la chaîne de livraison des produits de première nécessité a été rompue et en conséquence les prix ont flambé. Par exemple, au mois de juin, le sac de riz de 50 kg coûtait 38 € au lieu de 27 € en 2019. Le sac de mil lui a progressé de 40 % par rapport à l’année précédente, 42 € le sac de 100 kg au lieu de 30 € en 2019. Au mois de septembre, les prix ont commencé à baisser mais le sac de mil s’achète encore 38 €.

Le Conseil Régional de Bretagne a alloué le 30 septembre à Gorom-Rennes-Gorom une subvention de 1050 € pour l’action d’urgence intitulée : Aide alimentaire et sanitaire pour les villageois de Tadist au Niger . Cette subvention s’ajoute à la dépense exceptionnelle de 2500 € que l’association a décidé d’envoyer à Tabarkat le 7 juillet pour faire face à cette crise alimentaire.

Malades devant l’Hôpital de Tchintabaraden